Le journal végétal

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Portrait : Anaïs lombricompostrice en Bretagne | Organic Worms

portrait organic worm lombricompost en bretagne

Dans la box d’automne, vous retrouverez un sac en kraft remplie de lombricompost, l’or brun du jardin. Cette matière organique est entièrement naturel et viendra remplacer le terreau et les engrais chimiques. Elle se compose des excréments de vers de terre ayant permis le compostage de matières organiques. On ne peut pas faire mieux en matière de zéro déchet. C’est suite à un échange avec Anaïs, la lombricompostrice d’Organic worm que l’envie d’ajouter ce fertilisant biologique est apparue comme une évidence. Cette petite entreprise située en Bretagne a été fondée par Anaïs et Romain accompagnés des milliers de vers de terres qui vivent sur le terrain où ils ont installé leurs petites serres non chauffées. Voici les coulisses de leur activité engagée et soucieuse de l’environnement.

“ Le principe de recycler en redonnant à la terre ce qu’elle nous a donné est quelque chose qui nous avait beaucoup touché. » Anaïs Provost

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

Un ensemble de nombreuses choses je dirais… Déjà c’est un projet qui a germé dans notre tête il y a une dizaine d’années lorsque Romain a découvert la lombriculture au cours de son stage en licence environnement. Le principe de recycler en redonnant à la terre ce qu’elle nous a donné est quelque chose qui nous avait beaucoup touché.

Ensuite l’envie de faire quelque chose de bon pour la nature. Nous voulions travailler au grand air avec les vers de terre, combiné à l’efficacité remarquable du lombricompost sur les plantes qui nous a stupéfait. Cette activité offre aussi la possibilité de proposer à tout à chacun de recycler ses déchets organiques peu importe le milieu où l’on vit, grâce aux lombricomposteurs.

Ce sont toutes ces raisons, qui nous ont poussés à nous lancer dans cette activité afin de faire découvrir au plus grand nombre ce formidable fertilisant sans odeurs, bon pour les plantes et l’environnement.

 

portrait Anais provost et romain, lombricomposteur en bretagne debout devant leur serre à vers de terre

 

Où et comment sont fabriqués vos fertilisants ?

Le recyclage des déchets organiques

Tous nos produits sont issus de notre élevage de vers de terre situé à une demi-heure au sud de Saint-Brieuc en Bretagne. Nous travaillons à 100% en local, nous recyclons des déchets organiques principalement du fumier issu de fermes situées autour de chez nous, ainsi que les déchets organiques de quelques restaurateurs de notre commune pour les aider à réduire leur déchets.

La récolte du lombricompost

Une fois que les déchets ont été totalement mangés par les vers, nous récoltons leur lombricompost à l’aide d’une vieille machine utilisée par nos anciens, ce qui nous permet de ne pas utiliser d’électricité sur toute notre partie production. Il est ensuite tamisé finement, pour récupérer tous les vers curieux qui auraient l’envie de voyager et ainsi éviter qu’ils ne se retrouvent dans le sac au moment de l’emballage.

serre à vers de terre en bretagne

Avez-vous un label particulier ?

Pas pour l’instant, bien sûr nos produits sont biologiques selon la norme française et européenne pour les fertilisants organiques. Dans le futur si nous demandons un label ce serait auprès de nature et progrès.

Quels conseils donneriez-vous aux jardiniers qui auront votre produit entre les mains ?

De laisser libre cours à ses envies ! Le lombricompost est un véritable couteau suisse des jardiniers que l’on soit amateur ou aguerri, principalement grâce au fait qu’il ne brûle pas les plantes.

On peut l’utiliser pur pour faire ses semis, en déposer à la surface d’une plante déjà installée ou encore lors du rempotage avec un mélange 1/3 lombricompost, 2/3 terreau. Mais j’ai par exemple, une de nos utilisatrice qui m’a dit qu’elle en avait mis sur ses orchidées pour tester et qu’elle était super contente car, pour une fois, elle avait réussi à les faire refleurir!

cabane organic worm en bretagne, entreprise bretaonne de lombricompost, jardinage urbain

Vous avez une plante préférée ?

Pour Romain c’est son citronnier, qui nous régale tous les hivers de ses délicieux citrons verts et qui pousse en pot dans notre véranda et pour ma part c’est mon sakura (cerisier japonais). J’aime tout particulièrement ce qu’il représente au Japon mais aussi sa beauté lors de sa floraison printanière et ses changements de couleur au fil des saisons.

vers de terre en focus

Informations à savoir sur les vers de terre

 » Oui, il y a une croyance populaire qui dit que si l’on coupe un vers de terre en deux ça en fait 2 ! C’est faux ! Une partie peut survivre tout au mieux mais en général il meurt… Alors ne coupons plus les vers en deux, eux aussi, comme les abeilles ont un rôle très important dans la nature, il faut les protéger ! »

Et pour les curieux nous sommes ouvert au public de juin à septembre le mercredi après-midi et le samedi matin n’hésitez pas à venir nous voir!

box jardinage balcon automne "cueillette sauvage en Irlande" pot et jardinière, ail des ours, pois de senteurs, septembre, octobre, novembre, boite en carton échoppe végétale

 

Pour recevoir votre paquet de lombricompost
et vos sachets de graines bios à semer cet automne,
abonnez-vous à la box d’automne “Cueillette sauvage en Irlande” (édition limitée).

 

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Portrait : Léonore Bizard et son herbier illustré dans la box automne

portrait illustratrice Léonore Bizard, box automne échoppe végétale

Cette saison vous pourrez retrouver dans votre box de jardinage pour balcon un herbier illustré réalisé par Léonore Bizard illustratrice inspirée par le monde végétal et les animaux. Avec le coffret "Cueillette sauvage en Irlande", au fil des balades vous allez vous perdre en pleine forêt à la découverte des arbres, des plantes sauvages, comestibles et de leurs trésors.⁠ ⁠Alors ne partez pas à la cueillette sans cette illustration réalisée et imprimée à Fontainebleau par une créatrice engagée à qui j'ai posé quelques questions pour lieux la connaitre.

portrait illustratrice Léonore Bizard, box automne échoppe végétale

Léonore créée depuis sa maison située au cœur de la nature qui l’inspire pour ses dessins. Elle prend le temps de faire découvrir le monde végétal à ses enfants et ne manque pas une occasion de mettre en illustration la faune et la flore qui l’entoure.

Elle profite du calme et de la lumière de son nid douillet pour dessiner, pendant la sieste des enfants ou dans un champ, en Haute-Loire, une région très sauvage qu’elle affectionne. Dans ses illustrations, elle alterne entre le travail de précision au feutre noir fin pour réveiller les détails et le travail créatif avec la finition numérique à l’ordinateur. Pour imprimer cet herbier, elle a fait le choix d’un papier épais, délicatement texturé et couleur ivoire.

Une fois encadrée, cette papeterie de qualité viendra habiller vos murs et compléter votre intérieur pour lui donner des allures de cabane d'herbaliste !⁠

D'où vient on inspiration ?

Fille de parents expatriés, j’ai grandi à l'étranger, sensibilisée et immergée dans une nature omniprésente. Plus tard, je fus séduite par la nature nord-américaine durant mes études de communication au Canada. En tant que graphiste et illustratrice, c'est finalement au cœur de la forêt de Fontainebleau que j'ai décidé de m'établir avec ma famille. Entre Seine et forêt, l'écrin de verdure qui nous entoure est une perpétuelle source d'inspiration. Nos balades quotidiennes ainsi que nos voyages ponctuels alimentent mon intarissable envie d'illustrer tout ce qui m'apaise ou me réjouit.

Quel est ton processus de création ?

Impossible de faire aussi bien et beau que la Nature, mais c’est avec l’aquarelle, la gouache et le feutre noir fin que je prends le plus de plaisir à la représenter. Chaque illustration est faite avec une joie immense, de la frustration ou de l'impatience parfois, mais toujours dans la quête de transmettre de la douceur pour petits et grands, et de rendre hommage en toute simplicité à celle à qui nous devrions faire un peu plus de place tous les jours. 

Retrouvez cette illustration dans la box d'automne 2019.

 

 

 

Boutique Etsy : www.etsy.com/shop/LeoBizardFR

Instagram : www.instagram.com/leobizard

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Portrait d’artisan : Élodie agricultrice gastronome de Truc & co

portrait Émilie fondatrice truc & co

portrait Émilie fondatrice truc & co

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

J’ai grandi en Provence, au milieu des champs de thym, sauge et romarin. Après des études
supérieures en analyse sensorielle et un long voyage au pays des kangourous, j’ai décidé de
reprendre l’exploitation familiale pour cultiver mes propres herbes de Provence.

Bouquets garnis bio Truc&Co thym et laurier séché accroché avec une ficelle élastique blancheMon idée ?

Proposer les meilleures herbes aromatiques pour redonner du sens et du goût à la cuisine
de tous les jours.

Comment ?

En sélectionnant les meilleures variétés pour une production conduite en agriculture biologique, maitrisée, sans pesticides ni engrais chimiques. C’est au cours de l’année 2016 que je crée la marque Truc & Co. Je commence alors à cultiver les parcelles converties en bio. En 2017, la gamme de produits intègre les premiers magasins bio et les épiceries fines.

De qui se compose l’entreprise ?

En tant qu’unique exploitante agricole de la société, je cultive, récolte et conditionne les herbes par moi-même. Cependant, je fais appel à des stagiaires ou saisonniers qui me donnent un coup de pouce pendant les temps forts de l’année. Le reste du temps, je
peux compter sur mes parents et mon compagnon pour m’accompagner et me soutenir dans cette belle aventure.

Émilie entrain de récolter les herbes aromatiques sur son exploitation biologique

Où et comment sont fabriqués et cultivés vos produits ?

C’est à Esparron-de-Pallières, dans le Var (83), que poussent toutes les herbes. Situé entre le massif de la Sainte-Victoire et le lac de Sainte-Croix, ce charmant petit village provençal offre un cadre idéal et un terroir généreux. Le climat méditerranéen ainsi que les sols argilo-calcaire et rocailleux de la Provence permettent aux plantes de développer une qualité aromatique exceptionnelle. De la plantation jusqu’au séchage et au conditionnement, je réalise tout moi-même au sein de l’exploitation. Ainsi, toutes les étapes de la production sont maîtrisées. La production est conduite en agriculture biologique sur 3 hectares de culture.

Avez-vous un label particulier ?

Oui.

Les labels bio français (AB) et européen

logo ab, agriculture bio

Toutes les étapes de la production sont certifiées par Ecocert qui garantit le bon respect du cahier des charges de ces deux labels. Depuis 2019, nous faisons aussi partie du Collège Culinaire de France au titre de « Artisan
et producteur de qualité ».

Collège culinaire de France

logo collège culinaire de FranceLe Collège Culinaire de France rassemble tous les acteurs convaincus et engagés vers une amélioration de la qualité de la gastronomie française. La sélection des membres se fait selon 3 critères :

  1. l’histoire humaine qu’il y a derrière les produits,
  2. l’application de méthodes artisanales
  3. le caractère bénéfique des produits sur la santé humaine et l’environnement.

Quels conseils donneriez-vous aux jardiniers qui auront vos bouquets aromatiques entre les mains ?

La culture du thym

Le thym se cultive en plein soleil et n’a pas besoin de beaucoup d’eau. La plante se développe très bien en Provence dans des sols rocailleux car la chaleur est préservée en profondeur pour le plus grand bonheur de ses racines. La plantation se fait généralement vers le mois de février. La récolte se fait d’octobre (quand le bois de la plante est formé) jusqu’au mois de mars (avant les premières fleurs).

plants de thym bio en fleurs avec des petites fleurs violettes, dans le Var

La culture du laurier

Contrairement au thym, le laurier a besoin de beaucoup d’eau. En Provence, cet arbuste se retrouve souvent en bord de ruisseau. Pour la culture, la plantation se fait au printemps ou à l’automne. Trois ans après, les premières récoltes peuvent se faire (à raison d’une taille par an).

feuille de laurier séché en vrac

Le bouquet

Que cela soit dans l’Egypte antique, dans la mythologie Gréco-Romaine ou dans les premières dynasties chinoises, le thym et le laurier étaient déjà utilisés pour leurs vertus médicinales et spirituelles. En France, c’est Charlemagne qui démocratise la culture des herbes aromatiques pour le plus grand bonheur des cuisiniers et des apothicaires.

emballage carton des herbes aromatiques bio truc and co

Comment bien utiliser le bouquet « thym-laurier » ?

Le bouquet garni est un ingrédient clé de la gastronomie française. Il a l’avantage de parfumer les plats et de pouvoir être retiré en fin de cuisson. Le mélange du thym et du laurier permet un équilibre des arômes et des saveurs qui sublime un plat mijoté, une sauce ou une marinade. Pendant l’été, il fait la différence dans la réalisation d’une ratatouille ou d’un gaspacho.

velouté de courge thym et laurier

Vous avez une plante préférée ?

L’Origan ! De toutes les herbes que je cultive, l’origan est ma préférée. Elle possède un parfum puissant et agréable. Ses fleurs forment de jolis pompons blancs, rosés ou violacés (selon les variétés). En cuisine, ses notes légèrement âcres et citronnées se marient parfaitement avec la tomate. D’ailleurs, on la retrouve dans de nombreuses recettes traditionnelles italiennes comme le gratin d’aubergines « alla parmigiana » hummm 😊.

Retrouvez le bouquet Thym-laurier bio d’Élodie
dans la box Mon petit marché français.

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Portrait d’artisan : sacs à pain zéro-déchet de Claire

claire bordier

Qu’est-ce qui vous a donner envie de vous lancer et quelle est votre date de création ?

J’ai créé Mademoiselle Bellamy en février 2018 suite à une reconversion professionnelle. J’avais besoin de retrouver du sens dans mon travail, avoir le sentiment d’être utile et être dans la création. J’ai recentré ma gamme sur les produits zéro-déchets et éco-responsables depuis le début d’année pour être en phase avec mes convictions. J’ai à cœur de proposer des produits simples d’utilisation et de qualité pour remplacer les produits jetables, pour que chacun puisse faire sa part.

sac à pain en vrac en lin fabriqué à Nantes par Claire brodier, mlle bellamy, créatrice Esty
crédit : Mlle Bellamy

De combien de personne se compose votre entreprise ?

Je travaille seule, mais c’est aussi une aventure familiale. Les enfants adorent traîner dans l’atelier et essayer les machines à coudre, et mon
mari m’aide dans la réflexion de la conception des produits.

sac à pain réutilisable fait à la main rangée dans un rouleau de papier kraft
crédit : Mlle Bellamy

Comment sont fabriqués vos sacs à pain en tissu ?

J’ai la chance d’avoir un atelier chez moi, ce qui me permet d’être très flexible dans mes horaires. Je gère tout de bout en bout, de la conception jusqu’au packaging. C’est important pour moi de pouvoir réfléchir à chaque étape de la production, d’être indépendante et avoir une démarche cohérente avec mes convictions éco-responsables.

Je travaille avec deux fournisseurs essentiellement, dont une mercerie à côté de chez moi qui propose de très beaux tissus de qualité. J’aime ce lien de proximité et pouvoir travailler au niveau local autant que possible. C’est une démarche que je privilégie déjà à titre personnel, en privilégiant au maximum les produits locaux.

Je privilégie au maximum la norme Oeko Tex, qui garantit la fabrication de tissus sans substances chimiques. Je travaille également beaucoup le lin, une matière produite essentiellement en France, et peu énergivore. J’essaie d’améliorer un maximum mon processus de fabrication, en adaptant mes produits au tissu et non l’inverse, et en utilisant les chutes de tissus autant que possible.

sac à pain en tissu pliés et rangées les uns sur les autres
crédit : Mlle Bellamy

Vous avez une anecdote à raconter autour de votre produit ?

C’est un sac à pain mais c’est avant tout un sac, à emmener partout avec vous. Vous pourrez l’utiliser pour emmener de quoi grignoter, des petits jeux pour les enfants, ranger vos outils de jardinage ou vos graines, mais aussi vos chaussettes sales après le sport !

Mains gauches ou mains vertes ?

Je suis plutôt mains vertes mais après des années d’essais plus ou moins réussis. J’ai la chance d’avoir un jardin, avec un potager dont on s’occupe en famille avec beaucoup de plaisir. Cette année on a fait nos semis et c’est magique de pouvoir manger les tomates et courgettes qui n’étaient que des petites graines il y a quelques temps.

J’aime beaucoup les plantes, les fleurs, les arbres. Je peux traîner dans les jardineries pendant des heures ! J’aurais du mal à choisir une plante, mais j’aime beaucoup les pavots, pour la délicatesse des fleurs, les couleurs variées, c’est une surprise à chaque bourgeon qui éclot.

sac à pain en tissu pliés et rangées les uns sur les autres
crédit : Mlle Bellamy
baguette rangées dans des sacs à pain réutilisable en tissu
crédit : Mlle Bellamy
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Rencontre au Mob Hotel avec Les jardins de Julie

portrait, les jardins de Julie au Mob Hotel, Saint-Ouen - Échoppe Végétale

Qui es-tu ?

Je m’appelle Julie, j’ai 33 ans et je vis à St Ouen depuis plus de 2 ans maintenant. Je viens d’une famille de fleuristes et jardiniers, avec qui j’ai dû travailler pendant mon enfance/adolescence mais j’ai finalement choisi de faire des études d’audiovisuel et suite à cela j’ai travaillé pendant 10 ans en maison de disque.

Il y a 1 an et demi j’ai décidé de revenir au métier de mes parents mais en ciblant mon intérêt sur l’agriculture urbaine et la production locale. J’avais envie d’exercer un métier qui a du sens, être proche de la nature et être mon propre patron.

C’est en rencontrant Rachel Smets (Les Jardins de nos grands-mères à Bonnieux) sur un marché de producteurs dans le sud que j’ai compris que je voulais faire la même chose. Elle vendait des variétés de pieds de Menthe, Basilic, Tomate et autres que je n’avais jamais vu auparavant, j’ai trouvé ça tellement inspirant et intéressant !

Lorsque j’ai commencé à me poser des questions sur une reconversion c’est devenu évident que c’était ça. J’ai donc fait des formations à l’Ecole du Breuil, à l’Ecole des Plantes de Paris (formation en botanique, plantes et santé) où je suis actuellement en 2ème année et également du bénévolat dans des jardins partagés.

 

portrait, les jardins de Julie au Mob Hotel, Saint-Ouen - Échoppe Végétale
crédit : les jardins de Julie

 

Cela m’a permis d’avoir une idée plus précise et d’affiner mon projet “Les Jardins de Julie” qui était le nom de la boutique de fleurs de ma mère.

Mon projet est devenu clair : la production de plants d’aromatiques, plantes médicinales, petits fruits et légumes et fleurs comestibles sous serre et la vente direct sur des marchés et sur mon lieu de production.

Au même moment le Mob Hôtel à ouvert à quelques mètres de chez moi, j’y ai rencontré Cyril Aouizerate (Fondateur du lieu) et Aline Afanoukoé (Directrice artistique) qui après plusieurs collaborations ont accepté de me laisser bénéficier d’une petite surface sur le toit de l’hôtel pour y installer ma serre.

J’avais envie d’exercer un métier qui a du sens, être proche de la nature et être mon propre patron.

portrait, les jardins de Julie au Mob Hotel, Saint-Ouen - Échoppe Végétale
crédit : les jardins de Julie

As-tu une anecdote à raconter sur ta pratique du jardinage ?

Je n’ai pas vraiment d’anecdote par contre si je peux donner un conseil ce serait de bien se former sur la reconnaissance de plantes.

À l’École des plantes on fait des stages au cours de l’année où l’on part en randonnée, notre prof de Botanique nous apprend à reconnaître les plantes sur notre chemin et notre prof de plantes médicinales prend le relais en nous apprenant à quoi elles servent et comment les utiliser. C’est une formation tellement complète et passionnante.

portrait, les jardins de Julie au Mob Hotel, Saint-Ouen - Échoppe Végétale
crédit : les jardins de Julie

Une belle histoire à raconter depuis que tu t’es lancée dans ce projet ?

Pour acheter ma serre et tout le matériel dont j’avais besoin j’avais lancé une cagnotte KisskissBankbank d’une durée de 20 jours, mais au bout de 10 jours j’avais déjà atteint le montant souhaité juste avec l’aide de mes amis et ma famille, je n’aurai jamais imaginé ça !!!

Et également depuis que j’ai débuté mes formations en parallèle j’ai aussi commencé à travailler avec la Guinguette d’Angèle, une jeune cheffe naturopathe, spécialisée dans la cuisine bien être qui utilise essentiellement des produits locaux, issus de l’agriculture biologique.

J’adore son travail et son équipe est tellement super !!! Ma meilleure rencontre professionnelle.

Quelles sont tes plantes préférées ?

C’est super difficile il y en a tellement. Mais de façon générale je dirai celles qui peuvent s’utiliser dans la cuisine.

Quelle est ta plante aromatique préférée et comment la cuisines-tu ?

J’adore la Menthe Bergamote !

Très parfumées les feuilles vont très bien avec les desserts, par exemple dans une salade de mangue et fruits de la passion, quelques graines de sésame ou de lin et un filet d’huile d’Olive.

En été j’adore aussi utiliser des feuilles de Basilic pourpre (goût très épicé) avec de la Burratina bien crémeuse (que je prends chez Capri Bazar dans le 10eme) avec juste un filet d’huile d’olive et du gros sel.

Plus c’est simple, plus c’est bon !!!

Comment sélectionnes-tu les variétés de plantes que tu produis ?

Je sélectionne mes graines en fonction de ce que j’aimerai avoir sur mon balcon, j’aime bien l’idée d’avoir des variétés qu’on ne trouve pas ailleurs comme des plants d’Ortie, Sésame, Camomille, Réglisse, Chia, Goji, Pissenlit, Houblon, Géranium odorant, Bourrache, Fenouil, etc… Et je vais sur les sites des semenciers qui produisent des graines non traitées pour faire mes commandes

Un dernier mot pour la fin ?

Je n’ai aucun regret d’avoir quitté mon travail précédent et le confort qui allait avec. Si on a l’envie et la possibilité de se reconvertir il ne faut pas hésiter une seule seconde !!!

Retrouvez Les Jardins de Julie

Sur Instagram – Les jardins de Julie

Sur Facebook – Les jardins de Julie

Les jardins de Julie au Mob Hotel de Saint-Ouen

 

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Les fleurs comestibles de l’herbier St-Fiacre dans un confit de fleurs bios

confit de fleur bio à base de fleurs comestibles d'acacia bio par l'herbier Saint-Fiacre, à retrouver dans la box jardinage bio de l'échoppe végétale pour la fête des mères

L’Échoppe Végétale aime les fleurs comestibles sous toutes leurs formes ! C’est pourquoi vous trouverez dans le coffret “Au pays de Mère Nature”  un petit pot de confit de fleurs bios, d’acacia ou de rose. J’ai posé quelques questions à Sophie Gallet, qui les fabrique dans sa ferme à  L’Herbier de Saint-Fiacre.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Sophie Gallet, ancienne biologiste en pharmacie. Je me suis reconvertie en productrice de plantes bio il y a près de 10 ans. Je travaille avec mon mari Olivier dans une démarche durable. Nous utilisons la traction animale sur notre exploitation pour ne pas meurtrir le sol, l’exploitation est en agriculture biologique… Nous produisons des plantes aromatiques et médicinales, fraîches ou séchées, et quelques produits transformés comme les confitures.

confit de fleur bio à base de fleurs comestibles de roses bio par l'herbier saint-Fiacre, à retrouver dans la box jardinage bio de l'échoppe végétale pour la fête des mères

Quelles valeurs et procédés se cachent derrière vos produits ?

Je produis exclusivement à la main en partant de la graine le plus souvent. Je maîtrise donc à 100 % toute la production jusqu’à la transformation, le conditionnement et l’étiquetage. Je produis seule pour le moment et donc non en quantité mais en me focalisant sur la qualité.

Qu’est-ce qui vous a convaincue de collaborer avec l’Échoppe Végétale ?

La demande m’a intéressée. Je suis partante pour toute nouvelle façon de faire connaître mes créations et mon travail. C’est la passion du vivant qui m’anime.

 confit de fleur bio à base de fleurs comestibles de roses bio par l'herbier saint-Fiacre, à retrouver dans la box jardinage bio de l'échoppe végétale pour la fête des mères

En jardinage avez-vous une anecdote à raconter ?

Parfois ce sont les « mauvaises » herbes qui nous apprennent le plus. Rien de meilleur qu’une salade de « mauvaises herbes » sauvages par exemple. Autre point : j’ai essayé l’année dernière de mettre un couvre sol « utile » aux pieds d’une ligne nouvelle de framboisiers. J’ai installé un repiquage de camomille romaine. Objectif : faire une synergie entre les 2 cultures et mutualiser les entretiens : désherber, arroser 2 cultures en même temps et me servir de la camomille pour limiter l’enherbement des framboisiers. Résultat malheureusement négatif. Les framboisiers n’ont pas grandi comme inhibés par la camomille. Tentative séduisante sur le papier mais très décevante en réalisation. « On ne peut pas toujours gagner » comme diraient mes enfants !

confit de fleur bio à base de fleurs comestibles d'acacia bio par l'herbier Saint-Fiacre, à retrouver dans la box jardinage bio de l'échoppe végétale pour la fête des mères

Quels sont vos conseils pour conserver au mieux les confitures ? Comment conseillez-vous de les déguster ?

Les confitures que je commercialise sont pasteurisées. Elles se conservent donc plusieurs années avant ouverture sans aucun souci. Après ouverture il faut les garder à 4 °C.

Conseil de dégustation : pour la rose, avec du fromage bleu ou des fromages types comté. Pour l’acacia, dans un yaourt, sur une crêpe ou tout simplement une tartine ou avec un fromage.

confit de fleur bio à base de fleurs comestibles d'acacia bio par l'herbier Saint-Fiacre, à retrouver dans la box jardinage bio de l'échoppe végétale pour la fête des mères

Une dégustation vous tente ? Retrouvez Sophie et ses confitures dans notre coffret “Au pays de Mère Nature”!

 

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