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La permaculture, une pratique à cultiver même sans jardin 2/2

Nous voici de retour pour la seconde partie de l’article sur la permaculture. Découvrez les conseils et astuces de Ferdinand et lancez-vous !

 

Est-ce un type de culture est difficile à mettre en place ?

La permaculture est très facile à mettre en place. Comme le rendement n’est pas ce qui importe, les tests non fructueux sont autant de moyens d’apprendre ! On accepte et on respecte ainsi le rythme de la nature, de ses saisons, on sort de l’urgence et on prend soin de nous et de notre écosystème.

crédit : Markus Spiske sur Unsplash

Quand on débute en jardinage, est-il judicieux de se lancer immédiatement dans la permaculture ?

On peut se lancer dans la permaculture même sans base de jardinage. Mais il faut commencer à très petite échelle, avec de petites expérimentations qui nous permettront d’appendre, de comprendre, et de pouvoir ainsi pas à pas construire un jardin complet. C’est un processus qui peut être long, mais qui respecte lui aussi le rythme de la nature.

crédit : Thomas Gamstaetter on Unsplash

Pourrais-tu donner quelques astuces simples à mettre en place pour se lancer ?

Le compostage même sans jardin

La première chose à faire est de commencer un compost. Et même sans jardin, il existe des solutions : le lombricomposteur, le compostage en composeur partagé… De cette manière, on évite de jeter des ressources pour la terre !

crédit : Gabriel Jimenez sur Unsplash 

Le compagnonnage ou quand les plantes font ami-ami

On peut ensuite s’intéresser au compagnonnage. Il s’agit de rechercher, quand on cultive une plante, quelles autres plantes s’accommodent bien de sa présence. Ce sont généralement les plantes qui finissent ensemble dans nos plats car elles s’accordent bien, comme la tomate et le basilic.

crédit : Dennis Klein sur Unsplash

Le paillage pour économiser l’eau

On peut tester le paillage. Il s’agit de rajouter un petit lit de paille autour de nos plants pour diminuer leurs besoins en arrosage. D’ailleurs, semer des graines plutôt qu’acheter des plants est très formateur et change la dynamique du jardinage !

crédit : Maddy Baker sur Unsplash

Le zéro déchet

Pour aller plus loin, on peut aussi repenser tout notre écosystème (pas seulement notre jardin, mais également les lieux où nous vivons) pour le rendre plus durable, par exemple en mettant en place des solutions zéro déchet.

Partager plutôt qu’acheter

Le principe du partage s’applique aussi à la connaissance : avant d’acheter, regardez le contenu gratuit disponible sur internet ! Il y en a beaucoup, et de qualité. Le partage est également valable pour le matériel de jardinage.

Sortez du système de consommation et lancez-vous dans l’économie circulaire, dans la récupération (par exemple de palettes), essayez de faire avec le moins possible.

crédit : Neslihan Gunaydin sur Unsplash

Lancez-vous

Et quelques conseils pour bien se lancer en permaculture : soyez curieux, amusez-vous, acceptez vos erreurs, ayez de petits objectifs pour avancer un petit pas après l’autre.

Pour aller plus loin

Sur YouTube : « permaculture agroécologie etc » :  des vidéos chaque mois pour jardiner de manière plus écoresponsable
Sur internet : www.permaculture.fr et son association brin de paille, université populaire de permaculture, permaculture design
Sur papier : Perma-culture, tome 1, de Bill Mollison et David Holmgren

 

Maintenant que vous avez les bases et des ressources, à vous de (vous) planter !

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6 gestes pour un jardin zéro déchet

À l’Échoppe Végétale, on aime le jardinage, mais le jardinage éco-responsable. Alors aujourd’hui, nous te donnons quelques idées pour jardiner zéro déchet !

Installe un composteur

Une des premières choses à faire pour un jardin zéro déchet, c’est installer un composteur. En plus de diminuer ta poubelle d’ordure ménagères, tu aura un beau terreau pour tes plantes ! De très nombreuses méthodes existent, choisis celle qui te convient le mieux. Tu peux retrouver des informations utiles sur le compostage dans ce petit guide gratuit édité par l’Ademe.

 

(Photo : Vlaco)

Jardin zéro déchet = zéro pesticide :

Diminue au maximum les produits chimiques que tu utilises dans ton jardin. Ces produits seront de toute manière interdits dès janvier 2019, autant s’y mettre tout de suite ! Ils sont mauvais pour la terre et sa biodiversité et on peut les remplacer par des alternatives beaucoup plus naturelles comme par exemple le vinaigre blanc ou le purin d’ortie.

 

 

On récupère !

L’eau de pluie, les godets pour les semis (ou d’autres options zéro déchet) ou encore les graines de nos plantes pour l’année suivante ; tout ce qu’on récupère pour le réutiliser permet de diminuer grandement les déchets ! Tu peux même t’approcher de l’autonomie avec des semences reproductibles. Plus besoin de retourner acheter des graines chaque année !

(Photo : Marie Cochard)

A bas le plastique :

Les outils de jardinage en plastique, ce n’est pas franchement ce qu’il y a de plus solide. De plus, le plastique est une matière très polluante à fabriquer et très peu recyclée. Si tu passais au durable, avec de beaux outils en métal et en bois ?

(Photo : Echoppe Végétale)

Utilise des matières naturelles :

On oublie les fils en métal plastifiés, les tuteurs en plastique et autres dérivés pétrochimiques. Tu peux tout remplacer par des matières naturelles, telles que la jute, le chanvre, la pierre, le coton, le bois, qui sont entièrement biodégradable et bien plus écologiques à produire pour un jardin vraiment zéro déchet !

(Photo : Marie-Pierre Morel)

Et toi, tu troques ?

On voit souvent, sur les brocantes, des boutures de plantes ou des outils de jardinage. L’occasion est un bon moyen de limiter ses déchets. Pour les graines, les plants et les boutures, cherche des réseaux de troc autour de chez toi, tu trouveras probablement des personnes intéressées par un échange ? Tu peux par exemple troquer des graines sur graines de troc.

 

Cette liste n’est bien entendue pas exhaustive, n’hésite pas à la compléter avec tes propres astuces !

 

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La permaculture, une pratique à cultiver même sans jardin

La permaculture, une pratique à cultiver même sans jardin, interview de ferdinand responsable d'Ecosia France

Ces derniers temps, nous entendons de plus en plus parler de permaculture. Nous avons voulu en savoir un peu plus sur le sujet, et te donner quelques pistes, si toi aussi tu veux te lancer. Nous avons discuté permaculture avec Ferdinand Richter, qui nous a donné quelques explications.

Cet article sera séparé en 2 parties : la première vous permettra de faire connaissance avec Ferdinand et d’aborder la permaculture d’une manière générale.

Après un parcours axé sur la performance (sportif de haut niveau et coach d’entreprise), Ferdinand a cherché une voie professionnelle plus durable, pour être aujourd’hui responsable d’Ecosia en France, un moteur de recherche solidaire. Après avoir suivi des formations avec l’Université Populaire de Permaculture et Sepp Holzer, la permaculture est devenue sa philosophie de vie et de travail.

La permaculture, une pratique à cultiver même sans jardin, interview de ferdinand responsable d'Ecosia France
crédit : Markus Spiske

Quels sont les principes de la permaculture ?

Il y a différentes définitions de la permaculture, chacun se forge la sienne, mais les bases sont toutes identiques. Le but est de recréer et d’entretenir des écosystèmes autonomes avec une grande diversité de plantes interdépendantes, en s’inspirant de la nature.

La permaculture s’articule autour de 3 axes principaux :

  • prendre soin de la terre et de sa vie,
  • prendre soin de soi,
  • partager l’abondance créée.

On s’entraide ainsi à vivre mieux, à produire plus mais de manière plus naturelle. Le partage, c’est aussi ne pas tout récolter pour laisser la terre et la vie qu’elle abrite se nourrir. Ce système est très différent de l’exploitation qu’on retrouve dans l’agriculture traditionnelle qui pratique la monoculture (culture d’une seule espèce sur une grande parcelle). En supprimant toute la diversité des sols et en les traitant, on obtient des sols morts.

La permaculture est basée sur de nombreux principes tels que la gestion de l’énergie ou des déchets, qui sont expliqués plus en détails ici.

La permaculture, une pratique à cultiver même sans jardin, interview de ferdinand responsable d'Ecosia France
crédit : Eco Warrior P

La permaculture est-elle un sujet récent ?

Le mot « permaculture » est une contraction des mots « agriculture » et « permanente », C’est donc une agriculture durable. Ce sont Bill Mollison (scientifique environnementaliste) et David Holmgren (consultant et formateur en permaculture) qui ont créé ce terme il y a tout juste 40 ans.

Cependant, on appliquait déjà les principes de la permaculture bien avant l’industrialisation, en développant la diversité dans les petits jardins. On parle de plus en plus de permaculture aujourd’hui car la communication se développe sur ce sujet, nous ne sommes plus seulement dans l’action.

C’est du jardinage, mais pas seulement :
on va avec la nature et pas contre, on lui fait confiance.

La permaculture est-elle une méthode productive ?

Le but de la permaculture n’est pas d’avoir une production démesurée. Avec la permaculture, on sort du « toujours plus », on n’utilise que ce dont on a besoin, en promouvant l’abondance et la diversité naturelle plus que la quantité. On produit plus de diversité mais en moins grandes quantité.

On ne peut pas prévoir la production, mais ce système a l’avantage de permettre de se retourner facilement. Par exemple, en cas d’une année de sécheresse, on ne produira que des plantes qui ne sont pas sensibles à la sécheresse. Il faut faire confiance à la nature : à la fin, on aura assez.

La permaculture, une pratique à cultiver même sans jardin, interview de ferdinand responsable d'Ecosia France
crédit : Ferme biologique du Bec Hellouin

Existe-t-il différentes manières de faire ?

Il n’y a pas une seule règle à suivre, chacun adapte ce qu’il fait à son écosystème. Il y a en revanche une éthique commune. Les écosystèmes dans lequels nous vivons sont tous différents (ville, campagne, ombre, soleil). Il faut énormément expérimenter pour savoir ce qui marche et trouver la bonne manière de faire.

Cela passe tout d’abord par l’observation de l’écosystème et de ce qui s’y passe naturellement. Il n’y a pas de hasard.

Une « mauvaise herbe » est là pour indiquer un état naturel du sol.
En l’observant, on commence à mieux appréhender son écosystème.

 

Cette première partie d’article touche à sa fin.
Mais pas de panique.
Retrouvez très prochainement tous les conseils de Ferdinand
pour vous lancez dans la permaculture sans vous planter !